DIAPOSITIVES 5 et 6
L’Europe entre innovation et régulation — et la voix de ceux qui n’y croient pas.
Leadership in global AI Governance — Paris, 10-11 février 2025. Trois temps :
Cinq thèmes essentiels : l’IA au service de l’intérêt public ; l’avenir du travail ; innovation et culture ; l’IA de confiance ; la gouvernance mondiale de l’IA.
L’orateur retient surtout le discours de Michael Jordan (Berkeley), et pour cause : c’est la seule voix de la séquence qui refuse les deux camps.
C’est une troisième position, qui ne figure pas dans le partage bipolaire de la fin de cette fiche : ni promesse de salut, ni annonce de fin du monde, mais un changement d’objet — on ne regarde plus une machine, on regarde un collectif.
Chaque gigafactory doit compter environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines en cours d’installation. Objectif affiché : que toute entreprise, et non les seuls géants, accède à une puissance de calcul de grande échelle.
L’orateur reprend la réserve du Monde : en mobilisant ces montants, le chef de l’État français « joue plus le gigantisme que la troisième voie d’une IA durable et ouverte ». On notera que MGX, partenaire émiriote de Stargate, finance aussi des data centers en France : les blocs ne sont pas étanches.
La déclaration finale appelle à une IA « inclusive » et « éthique », à une coordination renforcée de la gouvernance par un « dialogue mondial », et à éviter « une concentration du marché ». Un observatoire de l’impact énergétique de l’IA, piloté par l’Agence internationale de l’énergie, y est officialisé.
Ni les États-Unis ni le Royaume-Uni ne signent. Le vice-président américain J. D. Vance met en garde contre une « régulation excessive » qui « pourrait tuer une industrie en plein essor » ; Londres invoque des raisons « d’intérêt national ».
Repères donnés : le premier sommet s’était tenu à Bletchley Park (Royaume-Uni) en 2023 — le lieu des briseurs de code d’Enigma et d’Alan Turing — et portait sur la sécurité de l’IA. Le suivant devait se tenir en Inde, fin 2025.
« Pour un humanisme de notre temps » — Théâtre de la Concorde, 10 février. Les effets de l’IA générative y sont examinés sur : l’environnement, l’éducation, le travail, et les métiers de l’information et de la culture. Figure centrale : Eric Sadin, philosophe, auteur de L’IA et les enjeux du siècle. Anatomie d’un antihumanisme radical (2021).
L’exposé pose ici le partage qui va structurer toute la suite :
| Les techno-optimistes (ou solutionnistes) | Les « doomers » |
|---|---|
|
Type : Yann LeCun (prix Turing 2019). L’IA aidera l’humanité à résoudre des problèmes difficiles :
|
Deux familles, qu’il ne faut pas confondre :
|
Les uns et les autres s’accusent mutuellement de naïveté, d’angélisme, ou d’avoir trop d’imagination et de confondre science-fiction et réalité…
« Entre ces deux positions… » — la phrase de l’orateur reste en suspens sur la diapositive. C’est là que commence la deuxième partie.