Restitution en vingt fiches de l’exposé-débat présenté par Christo Datso au bâtiment de la COCOF, pour l’institut NeuroDivergent Brain Intelligences et le Café Philo Rencontres & Progrès.
Ce que contient ce mini-site. Les 97 diapositives de la présentation, regroupées en 20 fiches. Une fiche = une idée qui se tient, pas une diapositive.
Ce que la salle n’a pas vu. Vingt et une diapositives portent des notes d’orateur, pour plus de 80 000 caractères — dossiers de presse complets, argumentaires, documentation préparatoire. Une seule en compte près de 22 000. Ces notes sont reprises ici et signalées comme telles.
Ce qui n’a pas été présenté faute de temps. L’auteur le dit lui-même dans sa présentation publique : le slide-deck « comprend toutes les diapositives présentées et un grand nombre d’autres qui n’ont pas été présentées faute de temps, ainsi que quelques diapositives supplémentaires en annexe ». Le mini-site restitue l’ensemble.
Ce qu’il ne contient pas. Aucune actualisation. Là où c’est daté, la fiche le dit ; elle ne le corrige pas.
Où est passée la diapositive N ? La table de correspondance répond pour les 97.
@NDBI 2026-02-19
et contient une version distincte datée du 19 février ; il a donc pu y avoir une seconde séance.
C’est le deck du 12 février 2026 qui est restitué ici — la date de la diapositive de titre,
du pied de page des 97 diapositives, et de la présentation publique de l’auteur.Qu’en est-il des risques de l’IA : techniques ou politiques ?
Elle est posée à la fiche 4, après trois cas choisis pour la rendre inévitable, et elle traverse les quatre parties sans jamais recevoir de réponse frontale. La fiche 14 explique pourquoi : elle n’appelle pas une réponse mais une séparation des deux plans.
Le COCOF, le NDBI, la licence — et une conférence qui commence par dire qu’elle est un « travail en progrès ». Puis éthos, éthique, éthologie.
L’affaire Air Canada, et la défense « remarquable » de la compagnie : le chatbot serait « une entité juridique distincte », responsable de ses propres actes.
Une diapositive et six mille caractères de notes : la nationalité comme facteur de risque, la boucle discriminatoire, et un humain dans la boucle privé de toute information.
Quand une agence fédérale rachète l’appareil publicitaire. Puis la question de la soirée : ces risques sont-ils plutôt techniques… ou politiques ?
OCDE, UNESCO, NIST, AI Act : six principes partagés. Et trois questions qu’ils ne tranchent pas — jusqu’où accepter le risque, qui paie le prix, qui décide.
Un vote silencieux, un article du Parisien de 2019, et deux emplacements pour le même matériel : au portique, on authentifie ; dans le couloir, on identifie.
Un procès-fiction daté de juin 2026, l’appel des Ligues à une interdiction sans exception, l’accord « Arizona », et le visa américain contre les données biométriques.
Le modèle simplifié promis à l’agenda : utilitarisme, déontologie, vertus & care — avec le tableau comparatif complet et ses quatre dilemmes d’IA.
Utile ? Légitime ? Désirable ? Puis la charge de Manuela Cadelli contre les « idiots utiles », et la réponse de l’orateur — qui tient à une préposition.
Le chantage à l’adultère, What is Claude? dans le New Yorker, et l’expérience « Alex » : malveillance, ou continuation narrative ?
Apollo Research, le moniteur d’incidents de l’OCDE — et l’opacité qui devient une architecture : la logique migre du code vers le modèle.
Moltbook, l’Église de Molt, le crustafarianisme. Drôle — et exactement la question de la personnalité juridique qu’Air Canada avait plaidée sérieusement.
Une expérience de pensée sur les buts de la super-IA, la déclaration sur la superintelligence et ses 134 650 signatures, Bengio et Amodei, puis une boucle sans fin.
LeCun, JEPA et les world models d’un côté ; Yarvin, Land, Thiel de l’autre. Deux critiques qui n’ont pas le même objet — et c’est le propos.
Trois voies, dont l’apprentissage par la délibération — ce que la salle a fait toute la soirée. Et cinq marches où la pratique des outils vient en quatrième.
Le règlement de 2024, sa « simplification » proposée fin 2025, et la comparaison de quatre cadres qui disent la même chose — dont un seul est obligatoire.
Quatre Belges sur dix en situation de vulnérabilité numérique. Le risque le plus massif de tout l’exposé, et le seul qui ne doive rien à une défaillance de l’IA.
La LSE, MacIntyre et Après la vertu, les éthiques sectorielles, Poullet et Cadelli, le master DTIC de Namur, et la formation de terrain.
L’exposé renvoie à Rise of the Machines plutôt que de refaire l’introduction technique — et met sa bibliographie critique à jour : Bridle, Miranda, Klein, Bronner.
Vingt-deux livres en quatre familles, douze films avec leurs réalisateurs, et la licence CC BY-NC-SA qui autorise ce mini-site.
Trois cas, trois ordres de grandeur, une seule technologie. L’introduction monte en trois marches : un chatbot qui coûte 650 dollars, un algorithme qui ruine des dizaines de milliers de familles et fait tomber un gouvernement, une agence fédérale qui réoriente l’appareil publicitaire en instrument de surveillance. Aucun des trois ne se résout par un meilleur modèle — et c’est toute la démonstration.
Un exposé qui projette la critique de son propre genre. Manuela Cadelli traite les éthiciens de l’IA de « nouveaux idiots utiles, promus par le marché et certains réseaux sociaux comme LinkedIn ». L’orateur la cite trois fois, dont en ouverture, et lui répond par une préposition : le titre est « L’éthique ET l’IA », non « l’éthique DE l’IA » — car la seconde formule supposerait que l’IA soit devenue un sujet de droit. « Nous n’y sommes pas… pas encore ? »
Le modèle des trois lunettes, et son honnêteté. Le cœur de l’exposé est un outil : trois grilles — utilitarisme, déontologie, vertus et care — appliquées au même cas. Il ne sert pas à trancher mais à rendre le désaccord prévisible. Et la diapositive qui suit le tableau ne promet rien : « pas de solutions propres, pas de consensus confortable, des tensions à assumer ».
Un dispositif participatif, assumé comme méthode. Vote silencieux à main levée, deux cas d’usage soumis à discussion, questions posées à la salle à chaque étape. La fiche 15 le justifie rétrospectivement : on n’apprend pas l’éthique en lisant des principes, mais « par la pratique des délibérations et des décisions ». La salle ne suivait pas un cours : elle s’exerçait.
Et le risque dont personne ne parle. Les fiches 10 à 13 traitent de risques rares et spectaculaires — chantage, exfiltration, superintelligence. La fiche 17 en présente un autre : quatre Belges sur dix en situation de vulnérabilité numérique. Actuel, massif, documenté — et il ne doit rien à une défaillance de l’IA. Il doit tout à une décision d’automatiser.
La progression est nette. En janvier 2025, l’orateur convoque l’outil comme pièce à conviction — une dystopie générée par DALL·E, un schéma raté par ChatGPT. En février 2025, il produit des publications et des cours de bourse. En février 2026, il apporte des cas juridiques documentés, un modèle d’analyse, et il fait voter la salle. Une seule diapositive est commune aux trois — « Pour aller plus loin. Jusqu’où & comment ? » — et elle n’a pas changé d’une ligne.
Ethique et IA conférence NDBI Christo Datso 12 février 2026 final -
mise à jour 13 février.pptx (33,9 Mo, 97 diapositives, aucune masquée) — la plus
récente des trois versions présentes dans le dossier..pptx avec les niveaux de hiérarchie et les notes de
l’orateur, reproduit sans réécriture.CNF\IA\.